BS Entreprise Châlons-en-Champagne

Solutions et avantages pour agrandir sa maison

3 avril 2025
Par Clément Desanghère

Gagner de l’espace sans changer d’adresse, c’est possible grâce à un agrandissement bien pensé. Surélévation ou extension sur le côté, plusieurs options existent pour adapter votre logement à vos envies. Plutôt que de partir, modernisez l’existant.

BS Entreprise 51, notre entreprise de rénovation située à Reims dans la Marne vous guide de la conception jusqu’aux travaux, en passant par les démarches administratives, et en conformité avec les règles locales.

Table des matières

Qu’est-ce qu’une extension ou une surélévation de maison ?

Extension latérale

L’agrandissement latéral, sur le côté, permet de créer de l’espace sans modifier la façade principale. Ce procédé convient parfaitement aux maisons avec un jardin spacieux, notamment si des zones libres entourent le logement. C’est une solution pratique pour optimiser la surface de votre habitat.

Aménagement de combles

Transformer les combles reste l’option la plus abordable pour gagner une pièce, comme une chambre, un salon ou un bureau. Ce procédé consiste à exploiter l’espace sous toiture.

Extension par surélévation

La surélévation consiste à ajouter un étage, ce qui permet de créer beaucoup d’espace en plus. Fréquemment utilisée, cette méthode peut toutefois coûter cher.

Extension par véranda

Installer une véranda est une manière efficace d’ajouter de la surface tout en profitant d’un lien entre maison et jardin. Cette structure vitrée s’adapte à toutes les envies : coin repos, salon lumineux, cuisine, etc. Cette extension présente l’avantage de ne pas avoir besoin de casser les murs déjà existants de votre maison.

Extension par excavation

L’extension par excavation (sous terrain) c’est l’agrandissement le plus économique, à condition que la cave ait une hauteur suffisante. Si elle dépasse 1,80 m, l’aménagement est possible et la surface peut être comptée comme habitable.

Extension par agrandissement

Ce type de travaux consiste à ouvrir un mur extérieur pour agrandir une pièce déjà présente. Contrairement aux autres extensions, il ne crée pas de nouvel espace distinct, mais agrandit une pièce de vie comme le salon/salle à manger.

Quels sont les avantages et inconvénients d’agrandir sa maison ?

Ajouter de la surface à son habitation offre plusieurs bénéfices concrets : on évite de changer d’adresse tout en gagnant une pièce en plus, que ce soit une chambre ou un bureau. En prime, la valeur du bien augmente, ce qui peut jouer en faveur d’une revente. Contrairement à l’achat d’un nouveau logement, il n’y a pas de frais de notaire à prévoir. Certaines solutions, comme les studios de jardin, permettent d’étendre son espace en quelques jours seulement. Et si la surface créée est louée, elle peut même générer un revenu complémentaire.

Malgré ses atouts, un projet d’extension peut comporter des contraintes. L’agrandissement déclenche souvent une taxe spécifique liée à la nouvelle surface habitable. Le coût au m² peut également s’avérer élevé, et l’accès au crédit n’est pas garanti dans tous les cas. Par ailleurs, le voisinage peut mal réagir à l’évolution de votre maison.

Solutions et avantages pour agrandir sa maison avec un studio de jardin - BS Entreprise

Quelles sont les démarches administratives indispensables pour un agrandissement ?

Les démarches de faisabilité

Étude du sol (selon les régions)

Depuis le 6 août 2020, la loi Élan impose une étude géotechnique avant tout projet de construction. Cette analyse des sols est requise lors de la vente d’un terrain destiné à bâtir une maison, ou en cas d’agrandissement, si la zone présente un risque modéré à élevé de mouvement des sols liés à l’argile.

Plan local d’urbanisme

Le plan local d’urbanisme (PLU) fixe les règles à suivre pour construire dans chaque commune. Il peut, selon les cas, exiger une forme de toiture précise ou interdire certains matériaux, comme la brique. Dans certaines régions, des choix architecturaux spécifiques peuvent être imposés, notamment pour préserver l’environnement, le patrimoine ou les paysages. Il existe aussi des zones protégées où toute construction est fortement encadrée, voire interdite, comme les espaces naturels ou agricoles.

Dès que votre projet est défini, le bon réflexe est de consulter le service urbanisme de la mairie. Ce service vous remettra le PLU correspondant à votre terrain et pourra répondre à toutes vos questions.

Pensez aussi à vérifier si votre terrain dépend des Architectes des Bâtiments de France. Ces derniers peuvent imposer des règles strictes afin de préserver le patrimoine local. Enfin, certaines restrictions appelées servitudes d’urbanisme peuvent s’appliquer : elles concernent par exemple les écoulements d’eau, les distances avec les voisins ou le droit de passage. Ces obligations sont définies dans le Code de l’urbanisme.

Plan d’occupation des sols

Même sans permis de construire, votre parcelle doit être autorisée à recevoir une construction. Une simple déclaration préalable ne suffit pas si le terrain n’est pas qualifié de constructible. Pour connaître le COS ou les règles d’occupation, adressez-vous à la mairie : elle vous fournira le PLU, qui indique la surface que vous avez le droit de bâtir.

Si le terrain n’est pas constructible, les possibilités sont très limitées : seul un habitat mobile, soumis à de fortes restrictions, peut y être envisagé.

Les démarches administratives

Permis de construire

Dès que l’emprise au sol dépasse 20 m², un permis de construire devient nécessaire. Le traitement du dossier prend généralement deux mois, avec un mois supplémentaire possible si des documents sont manquants ou en zone ABF.

Au-delà de 150 m² de surface finale, faire appel à un architecte est imposé pour les agrandissements. En revanche, les annexes type tiny house ou studio container échappent à cette règle.

Déclaration préalable de travaux

La déclaration préalable est un document à déposer en mairie pour valider des travaux de faible ampleur. Elle permet à la commune de s’assurer que le projet respecte les règles en vigueur.

Elle est requise si :

  • la surface créée est de 40 m² maximum en zone urbaine régie par un PLU ;
  • elle ne dépasse pas 20 m² hors zone urbaine ou en l’absence de PLU ;
  • elle se situe entre 20 et 40 m² sans faire dépasser les 150 m² de surface totale après travaux.

 

Une fois le dossier complet, comptez un à deux mois pour recevoir la décision municipale.

Affichage des panneaux

Dès l’obtention de votre autorisation, affichez-la sur votre terrain. Ce panneau déclenche un délai légal de deux mois durant lequel un voisin peut contester votre projet s’il se sent lésé. Pour éviter tout litige, mieux vaut attendre la fin de ce délai avant de démarrer les travaux.

L’autorisation reste valide pendant trois ans, avec une prolongation possible jusqu’à cinq ans. Vous avez donc le temps de lancer le chantier. Mais attention : le début des travaux doit être déclaré à la mairie via le formulaire Cerfa n°13407*08 ou directement en ligne.

Achèvement des travaux

Une fois les travaux d’extension terminés, vous devez signaler leur fin à la mairie. Cette déclaration permet de confirmer que le chantier respecte bien l’autorisation d’urbanisme obtenue.

Pour cela, il faut remplir le formulaire Cerfa n°13408*10, aussi appelé DAACT. La commune dispose de trois mois pour vérifier la conformité, avec une visite possible, mais non systématique.

Ce contrôle devient obligatoire si le bien se situe dans un secteur sauvegardé, s’il est classé monument historique, ou s’il se trouve en zone à risque (naturel, technologique ou minier). Dans ces cas, le délai passe à cinq mois. En cas de non-conformité, la mairie peut exiger des ajustements ou un permis modificatif.

Quel est le prix d’une extension de maison au m2 ?

Le coût d’un agrandissement dépend du type de structure choisi et des matériaux utilisés. Voici quelques estimations moyennes par mètre carré, pour vous aider à évaluer le budget nécessaire :

  • Extension classique : entre 1 800 € et 4 000 € TTC/m²
  • Surélévation : de 1 800 € à 4 000 € TTC/m²
  • Véranda : entre 1 500 € et 3 500 € TTC/m²
  • Garage : de 1 500 € à 3 200 € TTC/m²

 

Par exemple, pour une extension de 30 m², les montants varient selon le type de construction :

  • Véranda : entre 45 000 € et 105 000 € TTC
  • Extension ossature bois : de 60 000 € à 114 000 € TTC
  • Extension en briques ou parpaings : entre 54 000 € et 114 000 € TTC
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FAQ

Lorsqu’on envisage d’agrandir une maison, il ne suffit pas d’ajouter des mètres carrés. Un ajout mal intégré peut rompre l’équilibre architectural, surtout pour une maison au style marqué.

C’est en testant plusieurs plans que vous pourrez trouver l’option la plus cohérente, en éliminant les propositions visuellement discordantes.

Deux approches s’offrent à vous : soit prolonger l’existant avec une extension en continuité, reprenant les codes de la maison (toit, matériaux, finitions), soit opter pour une structure plus moderne qui contraste volontairement, donnant du caractère à une bâtisse ordinaire ou soulignant le charme d’une demeure ancienne.

On distingue également deux types d’agrandissements :

  • Les extensions accolées : elles viennent prolonger la maison au sol ou par le haut, apportant de la surface directement connectée à l’habitat. Elles sont idéales pour repenser l’aménagement intérieur.
  • Les extensions indépendantes : construites à distance, elles servent d’espace autonome, parfait pour un logement locatif, une pièce d’amis, un garage aménagé ou une dépendance, comme un pool house ou une cuisine d’été.

Voici les erreurs fréquentes à éviter lors d’un projet d’agrandissement :

  • lancer les travaux sans avoir vérifié les autorisations nécessaires
  • changer de cap en plein chantier
  • négliger certains coûts dans le budget initial
  • ne pas suivre l’avancée du chantier avec les professionnels chaque semaine
  • sous-estimer le temps nécessaire pour terminer les travaux.

Il est possible d’agrandir sa maison sans permis de construire si la surface créée reste modeste. En dessous de 5 m², aucune formalité n’est requise. Pour une extension allant jusqu’à 20 m² — ou 40 m² si le terrain se trouve en zone régie par un PLU — une simple déclaration préalable suffit.

Créer un plan d’agrandissement, qu’il soit en 2D ou en 3D, demande des compétences spécifiques. Cette étape est essentielle pour imaginer l’aménagement, anticiper les contraintes et adapter le projet au budget disponible. Un plan bien pensé permet de :

  • explorer plusieurs pistes architecturales
  • repérer les obstacles techniques
  • affiner les choix selon les moyens financiers

 

Chez BS Entreprise, nos architectes et maîtres d’œuvre vous accompagnent pour concevoir une extension harmonieuse, en tenant compte du terrain, des règles locales et de l’impact environnemental.

Leur mission ne s’arrête pas là : ils gèrent également les démarches administratives et le chantier, coordonnent les artisans et assurent le suivi des travaux de A à Z.

Que vous ayez une idée précise ou besoin d’inspiration, contactez-nous pour un devis gratuit !

Photo Clément Desanghère rédacteur BS Entreprise
Article écrit par
Clément Desanghère

Rédacteur pour le blog de BS Entreprise